lundi 22 avril 2013

Un équipage au complet

Reprenons où nous avions laissé notre jeune équipage pirate. Rappelez-vous: Guilermo, Noshan, Mary, Akamado et Alender, accompagnés de leurs premiers membres d'équipage, étaient  arrivés dans une station relais de l'OCG, située dans le cadran Mu 23. Après avoir accompli les formalités de débarquement et vendu leur butin, ils décidèrent de regarder à en dépenser une partie, histoire d'acquérir du matériel de première nécessité et de recharger les cales du nouveau nommé "Maraudeur", leur excelsior. 

Ainsi, de son côté, le capitaine Argones se rendit à un comptoir officiel de l'OCG et commanda le réapprovisionnement du vaisseau. Noshan et Mary, eux, essayèrent de trouver une combinaison spatiale adaptée à la morphologie hors-norme de Noshan, afin d'éviter qu'en cas de coup dur dans l'espace, la navigatrice ne se retrouvent seule à effectuer les réparations externes. Mais la chance ne leur sourit pas et ils ne trouvèrent aucun commerçant capable de leur fournir ou fabriquer un scaphandre modifié. De leur côté, Alender et Akamado, les deux gros bras de l'équipage, décidèrent de se livrer à une activité typiquement pirate: goûter les tord-boyaux locaux et montrer à la galaxie qu'un flibustier en a dans les tripes! Finalement, les deux hommes furent rejoints par le reste de l'équipage, afin de passer une agréable soirée.

Le lendemain, décision fut prise par Guilermo d'aller lui-même à la recherche de l'équipement désiré par son ingénieur. Et si sa démarche ne fut pas directement couronnée de succès, la chance lui sourit tout de même. En effet, une oreille attentive (la bonne, pas la cybernétique) avait surpris la conversation du Havanais avec le marchand itinérant. Et, hasard ou destinée, cette oreille appartenait à un vieux loup de mer, en panne sur la station depuis de trop longues semaines et cherchant un moyen d'aborder ces jeunes pirates. Omja Vimanasu (Gérard), puisqu'il s'appelait ainsi, suivit nonchalamment Argones une fois que ce dernier eut mis fin à ses tractations, se laissant mener jusqu'au reste de l'équipage.

Arrivé sur les quais, le vieux pirate fut accueilli par le reste de l'équipage, qui vaquait à ses occupations à proximité de l'excelsior. Intrigués par le personnage et sur leur garde, ils firent rapidement front face au nouveau venu, permettant ainsi à leur capitaine de se rendre compte qu'il avait amené du monde avec lui. Une fois la tension apaisée, le vieux forban se présenta sous le nom d'Omja "Cap Horn" Vimanasu. Quelques paroles échangées permirent à tous de se détendre: ils étaient entre gens de bonne compagnie!

Décision fut alors prise d'aller discuter dans un bar, afin de savoir exactement ce que le nouveau venu voulait. C'est ainsi que l'équipage apprit qu'Omja était l'ancien second de l'amiral Tibérias, un pirate originaire de l'Empire de Sol, ancien commandant d'une flottille composée d'une demi-douzaine de vaisseaux. Ce dernier avait subi un grave revers de fortune, perdant la majeure partie de sa flotte ainsi que probablement sa vie. Mais l'amiral, soucieux de transmettre son héritage, avait réussi, dans un ultime défi poussé à l'égard de ses ennemis, à sauvegarder son vaisseau amiral ainsi qu'à permettre à une partie de son équipage, sous les ordres de son fidèle second, de s'échapper de la planète impériale sur laquelle ils avaient amerri en catastrophe. Depuis, coincé sur une station de l'OCG, le vieil officier attendait qu'une opportunité se présente, patientant et gérant comme il le pouvait les quelques hommes restés fidèles à la cause de Tibérias, aidé en cela par son mutant de bosco, Terebus. L'équipage du Maraudeur était cette opportunité. En échange de leur aide, l'historien leur proposait de les mener, lorsqu'ils seraient prêts, au sanctuaire dissimulant le vaisseau amiral de Tibérias: un romanza 330 modifié, l'Anarchiste. Il désirait, en outre, le moment venu, venger son capitaine et
abattre le responsable de sa chute: le capitaine impérial Larius Darkora.

Après une rapide discussion, nos pirates acceptèrent de grand cœur. De un, ils ne pouvaient laisser des frères d'armes dans le désarroi; de deux, l'idée d'obtenir un vaisseau si prestigieux et développé technologiquement résonnait agréablement dans leur tête. Le fait de devoir un jour s'opposer à une frégate impériale les inquiétait bien vaguement, mais le mode de pensée des pirates les avait déjà bien rattrapé: prend tout ce que tu peux quand tu le peux, et ne laisse pas la crainte d'un futur indéfini te paralyser! La décision entérinée, les pirates accueillirent les nouveaux membres d'équipage.  La place de capitaine fut remise en jeu, comme le voulait le code, mais resta aux mains de Guilermo. Omja fut quant à lui accepté au poste de second, et Terebus prit la fonction de bosco, le nombre de matelot étant maintenant trop important pour que ce rôle reste vacant.

Ensuite, l'ancien propriétaire de l'excelsior fut saoulé puis abandonné dans une chambre d'hôtel, puis le nouvel équipage reprit la route de l'espace puis de l'hyperespace, en route pour Havana! Il avait été décidé que c'était le premier lieu à rejoindre, afin de s'enregistrer à la capitainerie et de s'équiper suffisamment pour aller récupérer l'Anarchiste. 

Atteindre l'hyperespace fut chose simple, mais voyager dans l'hyperespace apporta, comme souvent, son lot de peur et de questionnement. Les aventuriers furent attaqués par deux hyperspectres, monstres assoiffés d’énergie X, et Noshan eut la peur de sa vie lorsque la forme lumineuse se plaqua contre lui, l'assommant de décharges énergétiques. Heureusement, un membre d'équipage lui sauva la mise en vidant son chargeur dans la créature. De son côté, Akamado, attaqué par un monstre semblable, opposa à l’agressivité de la créature une agressivité plus grande encore. Il rejeta la bête, et Alender, également capable de bons déchaînements d'agressivité, vida le chargeur de son arme dans la créature énergivore. En plus de cette attaque, les pirates furent confrontés par deux fois à un phénomènes astrophysique déconcertant, puisqu'ils gagnèrent au final deux jours de voyage sans effectuer la moindre manœuvre à cet effet.

Mais finalement, ils atteignirent enfin le système Havana. Après une rencontre avec une patrouille de Black Mamba, ils purent enfin rejoindre Havana City, accoster, et enregistrer le Maraudeur à la capitainerie. Nos pirates avaient atteint le paradis terreste, enfin!




samedi 13 avril 2013

Contribution de joueur: bande-dessinée

Un instant d'intense héroïsme croqué par le joueur du Guilermo, le Capitaine de notre fier équipage.


jeudi 4 avril 2013

personnage joueur: Omja "Cap Horn" Vimanasu

Annales de l’Anarchiste par Omja « Cap Horn » Vimanasu,
premier officier de pont et annaliste de bord.
Annexe au Journal de bord du Romanza 330 « L’Anarchiste »,
précédemment sous le commandement de l’Amiral Tiberias « Cœur de feu » Démétries.
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Moi, Omja « Cap Horn » Vimanasu, premier officier de pont et annaliste de bord du Romanza 330 « L’anarchiste » me vois dans l’obligation d’entamer ici la rédaction de nos annales dans un nouveau volume, tel que l’exige la tradition lors de la disparition, du décès ou de la destitution d’un Amiral.
Ces annales succèdent directement aux derniers événements encodés dans le journal de bord, à savoir l’ordre de saut hyperspatial de notre Amiral prononcé suite aux lourds dégâts subis par le Bulky 450 "Patriarche" lors d’une tentative d’abordage calamiteuse.
Aux abois, nous sautâmes donc vers le système le plus proche afin de faire réparer le Patriarche mais ledit système s’avéra être sous joug impérial. Nous tentâmes de nous faire passer pour des membres commerçants de l’OCG mais le subterfuge ne parvint pas à convaincre les impériaux.Le combat qui s’ensuivit ne pouvait avoir d’autre issue: la supériorité numérique incontestable de l’ennemi vint à bout de  notre Bulky et des Galactic Escorts. Seuls la clairvoyance de notre Amiral et les talents de notre pilote parvinrent à sauver l’Anarchiste que nous cachâmes en catastrophe sur une planète impériale.
Pour tromper nos poursuivants et pour sauver son équipage, l’Amiral décida que lui et ses officiers se devaient de servir de leurres. Ils se séparèrent du reste du groupe, afin d'attirer l'ennemi sur eux et permettre au reste de l'équipage, mis sous mes ordres, de fuir la planète d'une manière ou d'une autre.
Moi, Omja « Cap Horn » Vimanasu, premier officier de pont et annaliste de bord du Romanza 330 « L’anarchiste » me suis vu ordonner par l’Amiral Tiberias « Cœur de Feu » Démétries de trouver des aventuriers pour aller récupérer le Romanza sur la planète impériale et transmettre ce fabuleux héritage à des pirates dignes de ce nom. Par cet ordre, il avouait ne pas croire en ses chances de survie. Mais l’Amiral resta stoïque, convaincu de la pertinence de sa décision.
La majeure partie de l’équipage décida de tenter sa chance de ci de là. Comment leur en vouloir? La plupart avaient choisi de naviguer sur l’Anarchiste en raison de la personnalité de notre Amiral désormais disparu. Certains avaient même choisi la piraterie dans le seul but d’être dans le sillon de cet homme. Je n’ai ni son charisme, ni sa détermination, ni sa fougue, ni sa grande âme… ne sont restés avec moi que ceux pour qui le contraire était inconcevable. Les quelques compagnons qui me suivent encore sont animés par un mélange de respect des derniers ordres de leur Amiral et une soif de vengeance qui suinte de chacun de leurs silences. Quelques-uns d’entre eux sont sans doute aussi, comme moi, fidèles à l’Anarchiste lui-même, véritable merveille technologique qui fut notre vaisseau, notre foyer tant d’années durant.
Personnellement, et tel que l’Amiral me le permit il y a des années de cela, je vais m’autoriser à coucher ici mes états d’âme et mes réflexions personnelles.
Cela fait trop longtemps que nous stagnons dans cette station (OCG Mu23). Né citoyen de la Ligue des Planètes Libre, je suis coutumier des échanges avec les gens de l’OCG et suis capable de négocier n’importe quoi avec n’importe lequel d’entre eux… mais nous n’aurons bientôt plus rien à négocier et les fiers pirates arrogants que nous fûmes ne seront bientôt plus que de vulgaires mendiants en haillons scrutant les quais dans l’espoir d’y trouver un Capitaine sans navire au cœur noble et aventureux.
Il y eut des dissensions parmi mes hommes. Tellement que j’ai la certitude que ceux qui restent ne me lâcheront plus… s’ils avaient dû partir, ils l’auraient fait depuis longtemps.
Chaque jour, nous ressassons ensemble notre amertume et partageons cette vivifiante haine de Larius Darkora, capitaine de frégate impériale vsm-53 autorité "Vigilant", responsable de la disparition de notre Amiral et qui eut l’impudence et l’imprudence de se présenter à nous avant de nous arraisonner. Ces manières de gentilshommes ont certes de l’élégance entre gentlemen, Capitaine Darkora… mais donner votre nom à un équipage de pirates dont vous planifiez d’anéantir la flotte n’est une bonne idée que si vous avez la certitude de les tuer tous jusqu’au dernier!
Mes gars ne sont pas la fine fleur de la piraterie. S’ils retrouvent le Capitaine Drakora, ce ne sera pas pour lui lancer un digne duel au sabre en terrain neutre. Je lui prédis plutôt une dague entre les omoplates ou un coup de blaster dans la nuque…
Le plus silencieux depuis notre arrivée ici mais sans doute le plus avide de vengeance est sans conteste notre bosco, Térébus. Il m’avouait encore hier que l’Amiral fut le seul homme à avoir à ce point ignoré sa nature de mutant, comme si ce n’était guère plus qu’un détail de l’ordre de la couleur des yeux ou des cheveux. Bien sûr, il sait que sa nature de mutant ne me pose aucun problème à moi non plus… mais je suis originaire de la Ligue des Planètes Libres, j’ai été élevé ainsi. Alors que l’Amiral était un noble en exil de l’Empire de Sol. Toute son éducation l’avait programmé à haïr les êtres comme Térébus. Il avait pourtant décidé de lui faire confiance et de le traiter en égal.
Térébus aurait donné cent fois sa vie sans même trembler, pour cet homme. Les rares fois où nous parlâmes de lui, je vis dans ses yeux une buée bien vite éclipsée par une flamme de rage. J’en viendrais presque à plaindre de Larius Darkora de s’être fait un ennemi d’un tel adversaire.
Pourvu que nous rencontrions bientôt un homme digne de prendre les commandes de l’Anarchiste. Je refuse de l’imaginer croupir plus longtemps encore dans sa cachette. Un tel vaisseau doit vivre, s’ébattre dans les cieux, filer dans l’hyperespace et porter haut la fierté des pirates. Un tel vaisseau est un poème, un hommage à la navigation spatiale. Je ne suis pas l’auteur de ce poème mais je me fais fort d’être son meilleur orateur. Je connais par cœur le moindre rouage, le moindre câble de ce vaisseau qui sont pour moi autant de rimes et d’allitérations. Dussé-je encore vivre cent ans, je ne vivrai pas un jour sans tenter de trouver un homme au service duquel ce vaisseau pourrait poursuivre sa destinée, je ne vivrai pas un jour sans tenter de  regagner l’Anarchiste pour l’arracher à cette damnée terre ferme qui lui est une insulte!