dimanche 29 décembre 2013

À l'abordage!

Afin de prendre une décision quant à la suite des opérations, les officiers du Maraudeur se rassemblèrent. Néanmoins, ce serait à Omja de présider l'assemblée, Guilermo et Mary étant tous les deux alités: ils avaient manifestement contracté une maladie, vraisemblablement pendant la fête de l'initiation pirate. Rien de grave selon Noshan, le médecin de bord, mais suffisamment virulent pour les clouer au lit pendant un bout de temps.

Regroupés dans les quartiers, sous l’œil attentif du bosco Terebus et des quelques membres d'équipage n'étant pas de quart, les quatre officiers échangèrent leurs avis. Tous étaient d'accord pour dire qu'ils ne devaient pas rester sur un échec et donc qu'il fallait s'embusquer à nouveau, à la recherche d'une nouvelle proie. Mais Alender défendait l'idée de se rapprocher d'Exxalia afin d'augmenter leurs chances de croiser une belle proie, tandis que les 3 autres officiers préféraient rester à proximité de la limite de saut: ils arguaient que sans leur meilleur pilote à disposition, il leur fallait jouer un minimum la carte de la prudence et diminuer les risques de croiser une patrouille militaire importante. Alender, respectant la règle du nombre, finit par se ranger à l'avis de ses pairs.

Après avoir réarrangé le roulement d'équipage à bord, en tenant compte de l'indisponibilité de leur capitaine et navigateur en chef, Omja ordonna au pilote de reprendre la route et de chercher un nouveau lieu d'embuscade. Après quelques heures de navigation, le Maraudeur s'arrêta, prêt à commencer sa patiente veille, en quête d'un vaisseau à aborder. Si la première journée fut infructueuse, la deuxième apporta aux pirates ce qu'ils attendaient maintenant depuis une petite semaine. Dans la salle de commandement, Joka annonça en effet à l'officier de quart: "Maître d'abordage, on a écho sur le radar. Vaisseau de 100 tonnes. Ils ne nous ont pas encore vu, je pense".

Un sourire carnassier illumina brièvement le visage de Starck, avant qu'il ne se penche sur le commutateur et fasse une annonce générale, d'une voix apparemment calme: "Camarades, nous avons une cible à portée. Rejoignez vos postes, nous passons à l'attaque."

Profitant du fait qu'ils n'étaient pas encore remarqué, Alender ordonna alors une approche lente, afin de laisser le temps à chaque membre d'équipage de rejoindre son poste. Il tenait son rôle d'officier de bord avec toute la maîtrise d'un ex-marines impérial, mais quand il vit arriver après une quinzaine de secondes le second, son sourire prédateur lui revint. Les explications n'étaient pas nécessaires, aussi laissa-t-il le vieil officier prendre en main la direction de l'excelsior pour se précipiter vers le sas et rejoindre Carter, le seul fusilier sous ses ordres à cette heure.

Pendant ce temps, Noshan, au poste dans la machinerie, attendait les ordres. Akamado, lui, était dans sa tourelle de canon laser, impatient de voir apparaître sur ses senseurs le réticule lui indiquant que le vaisseau ennemi était à portée... Impatient à un tel point que lorsque ledit réticule apparut, il tira sans attendre le moindre ordre! Le coup fit mouche, sans provoquer de trop grands dégâts, semblait-il. De son poste de communication, le mutant entendit la voix étonnée de Cap Horn: "Akamado, je ne me rappelle pas avoir donné l'ordre d'ouvrir le feu..."

Mais bien vite, dans le feu de l'action, l'impulsivité du maître canonnier fut oubliée. Bientôt, le Maraudeur entrait en combat tournoyant avec ce qui s'avéra être un galactic basic, un transporteur de classe c. Même si le navire pirate avait encaissé un tir pendant la phase d'approche (ce qui avait occasionné une réaction de Noshan, rappelant que le vaisseau volait mieux quand il avait tous ses morceaux), il prit rapidement l'ascendant dans le combat rapproché, aidé par les interventions du mutant mécano, qui déviait l'énergie des différents systèmes en fonction des besoins. Les tirs conjugués du maître canonnier et du bosco eurent raison du transporteur, d'autant plus vite qu'Akamado avait réussi à endommager sérieusement la propulsion de la proie.

De son côté, Alender passa à l'action: il ouvrit le sas, puis, hurlant un puissant "À l'abordage", se jeta dans le vide spatial... Pour retomber juste à côté du sas d'abordage du "basic". S'il fallait une fameuse dose de témérité pour oser ce genre de manœuvre, le doute n'était plus permis: l'ancien impérial disposait de la dose nécessaire: il n'avait pas hésité un instant avant de se jeter sur sa cible, alors que cette dernière volait encore à plusieurs milliers de km/h!  En quelques secondes, il ouvrit le sas et pénétra dans le vaisseau, refermant derrière lui l'ouverture. Moins d'une minute fut nécessaire pour se rendre maître du vaisseau: rejoint par Carter, qui avait eu plus de mal à réussir son "bastardos salto", il vit les 5 membres d'équipage se rendre à lui sans résistance, ou si peu: un matelot était bien sorti de la salle des machines un fusil laser à la main, mais devant l'arsenal ambulant qu'était le fusilier, il lâcha vite son arme et leva les mains au plafond, comme les autres membres d'équipage.

Dans le Maraudeur, Omja entendit le communicateur de bord grésiller. Joka leva le brouillage radio qu'il avait mis en place, et le stress de l'attente fut levé. Ce fut la voix de Carter qui retentit à travers la radio, annonçant que le transporteur était sous leur contrôlé. Le second ordonna alors au pilote de s'approcher de leur proie vaincue et passa lui-même dans le vaisseau capturé. Il annonça au capitaine, nommé Fraser, qu'ils venaient d'être abordés par le Maraudeur, sous les ordres du capitaine Guilermo Argones. Comme les membres d'équipage s'étaient rendus dès la première injonction d'Alender, il respecta le code des pirates et leur proposa de soit rejoindre l'équipage soit d'être posés dans un lieu d'où ils pourraient se tirer d'affaire, délestés de leur vaisseau. Le marchand et l'équipage refusèrent de rejoindre la piraterie et furent alors amenés captifs à bord du Maraudeur, sans être néanmoins aucunement molestés.

Les pirates se remirent alors en route, après avoir laissé Noshan à bord du transporteur léger afin de gérer un équipage réduit dont les ordres étaient de suivre le vaisseau pirate jusqu'à la ceinture d'astéroïde d'Aldéna. Là, les pirates purent accoster en toute tranquillité, bientôt accueillis par Alfonzo, le mutant protecteur de la petite station spatiale hors-la-loi connue d'Omja Vimanasu. Après avoir accompli les formalités, ils laissèrent Terebus gérer un roulement minimum pour gérer la garde du Maraudeur et du galactic basic, puis s'adonnèrent à un plaisir répandu chez les flibustiers: écouler leur butin! En effet, le basic contenait un chargement de radix et ils avaient aussi décidé de revendre le vaisseau. Il leur faudrait quelques bonnes journées à vivre sur la station avant de trouver des acquéreurs pour tous ces biens...

vendredi 16 août 2013

L'initiation

Havana n'était donc plus un rêve, mais une réalité. Noshan, Alender, Akamado et Mary découvraient pour la première fois cet éden. Pendant que le capitaine du Maraudeur et son second s'occupaient des rares formalités de gestion de l'équipage et envoyaient les hommes au travail afin de repeindre le maraudeur à leur couleur et à son nouveau nom, les autres officiers découvraient les lieux avec émerveillement: Havana méritait bien sa réputation. Le temps était magnifique, les plages superbes, Havana City fleurait la liberté à plein nez et ils étaient maîtres de leur destin. Tandis que certains découvraient les différentes saveurs des rhums proposés un peu partout dans la ville, d'autres trainaient dans des bazars afin de trouver quelques pièces pour bricoler le vaisseau et lui intégrer un système mécanique afin de pouvoir fièrement arborer leur "Jolly Roger".

Une fois les formalités accomplies, les deux premiers officiers purent rejoindre le reste de l'équipage, afin de leur parler d'une tradition ayant un sens fort chez les pirates de l'espace: l'initiation. Après leur avoir expliqué son sens, à savoir qu'il s'agissait de marquer sa renaissance en temps que pirate et de prouver son engagement vis-à-vis de la cause, nos quatre jeunes officiers donnèrent leur accord pour vivre cette expérience, Mary en tête. De son côté, le bosco, Terebus, avait été chargé de faire la même proposition aux membres d'équipage recrutés sur Tengus 4.

L'évènement fut donc organisé par Omja et Guilermo et il ne leur fut pas très difficile de rassembler le matériel nécessaire ainsi qu'une assemblée suffisante pour faire de l'initiation de l'équipage un moment à ne pas rater: en effet, partout dans Havana City, ils clamaient à qui voulait l'entendre qu'une gigantesque fête se préparait, et que tout pirate de bonne volonté y était invité pour célébrer la "naissance" de 8 nouveaux pirates. C'est ainsi que la nuit suivante même, Mary, Noshan, Akamado et Alender rentrèrent définitivement parmi la confrérie des pirates, après avoir passé plus ou moins vaillamment leur rite de "renaissance". S'en suivi une fête démesurée pendant laquelle le rhum coula à flot, la viande fut grillée puis dévorée plus que de raison, les chants pirates résonnèrent à tue-tête, couvrant au passage les râles de plaisir des nombreux pirates qui s'isolaient plus ou moins loin pendant un moment plus ou moins long avec une ou plusieurs conquêtes afin de s'adonner aux plaisirs de la chair.

Le temps de la fête passé, les officiers se rassemblèrent sous l'initiative du second, le capitaine luttant contre une gueule de bois carabinée et étant, de ce fait, peu d'humeur à gérer la proposition du jour. Cap Horn leur soumit la raison de cette assemblée. Il lui semblait de bon ton de sceller leur arrivée dans le monde des pirates par un acte de piraterie traditionnel: choisir un système, chercher un endroit pour s'embusquer et trouver une proie à se mettre sous la dent. Soucieux d'encadrer ce jeune équipage, il proposa un système qui offrait un bon compromis entre risques de se coltiner des patrouilles militaires et chances de tomber sur un vaisseau marchand de bon tonnage: Exxalia, carrefour galactique et système phare de l'OCG. Plus encore, il leur apprit la présence d'un point de repli: la station de Port-Espérance, une station hors-la-loi "dirigée" par Alfonzo, un mutant ayant de la sympathie pour la cause pirate. La proposition reçut pleinement l'approbation de l'équipage, aussi bien de la part des officiers que des matelots. Ainsi, une fois que le Maraudeur fut repeint et renommé, et une fois que Guilermo, avec l'aide de Noshan, eut fait remplir les soutes du matériel nécessaire pour un long voyage, l'excelsior pirate prit son envol et quitta le système Havana en deux petites journées, non sans s'être arrêté pendant un moment dans la station de Porto Stellare afin d'y acquérir du matériel supplémentaire. 

Après un voyage de deux semaines dans l'hyperespace (voyage sans encombre pour une fois), les pirates arrivèrent dans le système d'Exxalia. Après avoir choisi de se rapprocher d'Aldana, planète abritant dans sa ceinture de débris la station de Port-Espérance, ils voyagèrent encore pendant
quelques heures dans l'espace avant de s'embusquer et de se mettre à attendre une proie. Les nouveaux pirates se rendirent alors compte qu'en plus du courage, de la témérité, de la force d'âme et autres vertus pirates, ils se devaient d'en acquérir une autre: la patience. En effet, la première journée d'attente se solda par un vide désolant sur les radars. La deuxième journée, quant à elle, les confronta à une patrouilles de 5 galactic escort, qu'ils choisirent d'éviter, puisqu'ils ne pensaient pas pouvoir en retirer quoi que ce soit. Pire encore, le lendemain, il se firent surprendre par une patrouille militaire nettement plus inquiétante: une frégate militaire -un galactic guardian-,accompagné par 3 galactic escort, fut repéré tardivement par Argones, alors que les vaisseaux militaires étaient en pleine trajectoire d'attaque. 

Réagissant au quart de tour, le capitaine hurla un "tout le monde au poste de combat" dans les communicateurs du vaisseau, avant d'ordonner à Mary de se lancer dans une manœuvre de repli, le combat semblant un rien trop dangereux pour eux. Alors qu'Omja quittait son poste de commande pour rejoindre Noshan en salle des machines et que ce dernier dérivait la puissance des senseurs vers la propulsion, Akamado, prévoyant, chargeait l'énergie de ses armes
et exigeait via son communicateur qu'on lui indique l'angle d'attaque des ennemis afin de diriger la tourelle dans la bonne direction. Mais à peine fut-il en position qu'il sentit une terrible pression le pousser vers l'avant, pression que tout le monde put ressentir dans le vaisseau: Mary, après avoir effectué prestement un demi-tour, faisait rugir les moteurs nucléaires, libérant leur énergie au-delà du raisonnable. Dans la machineries, des arcs électriques surgissaient et des voyant clignotaient, tandis que des sirènes hurlaient. Noshan et Omja comprenaient la tactique de la navigatrice: elle comptait tirer un maximum des moteurs pour distancer les chasseurs et sortir de la portée de leur senseur... Mais ce faisait, elle faisait souffrir le moteur et la structure du vaisseau. La tactique de Mary fut néanmoins récompensée. Derrière eux, la menace n'était déjà plus qu'un mauvais souvenir. Il ne restait plus qu'à brouiller les pistes en changeant quelques fois de cap et ils seraient à nouveau en sécurité. Une fois ces manœuvres effectivement terminées, Mary mit le Maraudeur en panne, permettant à Noshan et Omja de réparer les quelques avaries provoquées par la brusque accélération. Il ne restait plus à nos pirates qu'à trouver un nouveau lieu d'embuscade...

lundi 22 avril 2013

Un équipage au complet

Reprenons où nous avions laissé notre jeune équipage pirate. Rappelez-vous: Guilermo, Noshan, Mary, Akamado et Alender, accompagnés de leurs premiers membres d'équipage, étaient  arrivés dans une station relais de l'OCG, située dans le cadran Mu 23. Après avoir accompli les formalités de débarquement et vendu leur butin, ils décidèrent de regarder à en dépenser une partie, histoire d'acquérir du matériel de première nécessité et de recharger les cales du nouveau nommé "Maraudeur", leur excelsior. 

Ainsi, de son côté, le capitaine Argones se rendit à un comptoir officiel de l'OCG et commanda le réapprovisionnement du vaisseau. Noshan et Mary, eux, essayèrent de trouver une combinaison spatiale adaptée à la morphologie hors-norme de Noshan, afin d'éviter qu'en cas de coup dur dans l'espace, la navigatrice ne se retrouvent seule à effectuer les réparations externes. Mais la chance ne leur sourit pas et ils ne trouvèrent aucun commerçant capable de leur fournir ou fabriquer un scaphandre modifié. De leur côté, Alender et Akamado, les deux gros bras de l'équipage, décidèrent de se livrer à une activité typiquement pirate: goûter les tord-boyaux locaux et montrer à la galaxie qu'un flibustier en a dans les tripes! Finalement, les deux hommes furent rejoints par le reste de l'équipage, afin de passer une agréable soirée.

Le lendemain, décision fut prise par Guilermo d'aller lui-même à la recherche de l'équipement désiré par son ingénieur. Et si sa démarche ne fut pas directement couronnée de succès, la chance lui sourit tout de même. En effet, une oreille attentive (la bonne, pas la cybernétique) avait surpris la conversation du Havanais avec le marchand itinérant. Et, hasard ou destinée, cette oreille appartenait à un vieux loup de mer, en panne sur la station depuis de trop longues semaines et cherchant un moyen d'aborder ces jeunes pirates. Omja Vimanasu (Gérard), puisqu'il s'appelait ainsi, suivit nonchalamment Argones une fois que ce dernier eut mis fin à ses tractations, se laissant mener jusqu'au reste de l'équipage.

Arrivé sur les quais, le vieux pirate fut accueilli par le reste de l'équipage, qui vaquait à ses occupations à proximité de l'excelsior. Intrigués par le personnage et sur leur garde, ils firent rapidement front face au nouveau venu, permettant ainsi à leur capitaine de se rendre compte qu'il avait amené du monde avec lui. Une fois la tension apaisée, le vieux forban se présenta sous le nom d'Omja "Cap Horn" Vimanasu. Quelques paroles échangées permirent à tous de se détendre: ils étaient entre gens de bonne compagnie!

Décision fut alors prise d'aller discuter dans un bar, afin de savoir exactement ce que le nouveau venu voulait. C'est ainsi que l'équipage apprit qu'Omja était l'ancien second de l'amiral Tibérias, un pirate originaire de l'Empire de Sol, ancien commandant d'une flottille composée d'une demi-douzaine de vaisseaux. Ce dernier avait subi un grave revers de fortune, perdant la majeure partie de sa flotte ainsi que probablement sa vie. Mais l'amiral, soucieux de transmettre son héritage, avait réussi, dans un ultime défi poussé à l'égard de ses ennemis, à sauvegarder son vaisseau amiral ainsi qu'à permettre à une partie de son équipage, sous les ordres de son fidèle second, de s'échapper de la planète impériale sur laquelle ils avaient amerri en catastrophe. Depuis, coincé sur une station de l'OCG, le vieil officier attendait qu'une opportunité se présente, patientant et gérant comme il le pouvait les quelques hommes restés fidèles à la cause de Tibérias, aidé en cela par son mutant de bosco, Terebus. L'équipage du Maraudeur était cette opportunité. En échange de leur aide, l'historien leur proposait de les mener, lorsqu'ils seraient prêts, au sanctuaire dissimulant le vaisseau amiral de Tibérias: un romanza 330 modifié, l'Anarchiste. Il désirait, en outre, le moment venu, venger son capitaine et
abattre le responsable de sa chute: le capitaine impérial Larius Darkora.

Après une rapide discussion, nos pirates acceptèrent de grand cœur. De un, ils ne pouvaient laisser des frères d'armes dans le désarroi; de deux, l'idée d'obtenir un vaisseau si prestigieux et développé technologiquement résonnait agréablement dans leur tête. Le fait de devoir un jour s'opposer à une frégate impériale les inquiétait bien vaguement, mais le mode de pensée des pirates les avait déjà bien rattrapé: prend tout ce que tu peux quand tu le peux, et ne laisse pas la crainte d'un futur indéfini te paralyser! La décision entérinée, les pirates accueillirent les nouveaux membres d'équipage.  La place de capitaine fut remise en jeu, comme le voulait le code, mais resta aux mains de Guilermo. Omja fut quant à lui accepté au poste de second, et Terebus prit la fonction de bosco, le nombre de matelot étant maintenant trop important pour que ce rôle reste vacant.

Ensuite, l'ancien propriétaire de l'excelsior fut saoulé puis abandonné dans une chambre d'hôtel, puis le nouvel équipage reprit la route de l'espace puis de l'hyperespace, en route pour Havana! Il avait été décidé que c'était le premier lieu à rejoindre, afin de s'enregistrer à la capitainerie et de s'équiper suffisamment pour aller récupérer l'Anarchiste. 

Atteindre l'hyperespace fut chose simple, mais voyager dans l'hyperespace apporta, comme souvent, son lot de peur et de questionnement. Les aventuriers furent attaqués par deux hyperspectres, monstres assoiffés d’énergie X, et Noshan eut la peur de sa vie lorsque la forme lumineuse se plaqua contre lui, l'assommant de décharges énergétiques. Heureusement, un membre d'équipage lui sauva la mise en vidant son chargeur dans la créature. De son côté, Akamado, attaqué par un monstre semblable, opposa à l’agressivité de la créature une agressivité plus grande encore. Il rejeta la bête, et Alender, également capable de bons déchaînements d'agressivité, vida le chargeur de son arme dans la créature énergivore. En plus de cette attaque, les pirates furent confrontés par deux fois à un phénomènes astrophysique déconcertant, puisqu'ils gagnèrent au final deux jours de voyage sans effectuer la moindre manœuvre à cet effet.

Mais finalement, ils atteignirent enfin le système Havana. Après une rencontre avec une patrouille de Black Mamba, ils purent enfin rejoindre Havana City, accoster, et enregistrer le Maraudeur à la capitainerie. Nos pirates avaient atteint le paradis terreste, enfin!




samedi 13 avril 2013

Contribution de joueur: bande-dessinée

Un instant d'intense héroïsme croqué par le joueur du Guilermo, le Capitaine de notre fier équipage.


jeudi 4 avril 2013

personnage joueur: Omja "Cap Horn" Vimanasu

Annales de l’Anarchiste par Omja « Cap Horn » Vimanasu,
premier officier de pont et annaliste de bord.
Annexe au Journal de bord du Romanza 330 « L’Anarchiste »,
précédemment sous le commandement de l’Amiral Tiberias « Cœur de feu » Démétries.
_________________________________________________________________________________
Moi, Omja « Cap Horn » Vimanasu, premier officier de pont et annaliste de bord du Romanza 330 « L’anarchiste » me vois dans l’obligation d’entamer ici la rédaction de nos annales dans un nouveau volume, tel que l’exige la tradition lors de la disparition, du décès ou de la destitution d’un Amiral.
Ces annales succèdent directement aux derniers événements encodés dans le journal de bord, à savoir l’ordre de saut hyperspatial de notre Amiral prononcé suite aux lourds dégâts subis par le Bulky 450 "Patriarche" lors d’une tentative d’abordage calamiteuse.
Aux abois, nous sautâmes donc vers le système le plus proche afin de faire réparer le Patriarche mais ledit système s’avéra être sous joug impérial. Nous tentâmes de nous faire passer pour des membres commerçants de l’OCG mais le subterfuge ne parvint pas à convaincre les impériaux.Le combat qui s’ensuivit ne pouvait avoir d’autre issue: la supériorité numérique incontestable de l’ennemi vint à bout de  notre Bulky et des Galactic Escorts. Seuls la clairvoyance de notre Amiral et les talents de notre pilote parvinrent à sauver l’Anarchiste que nous cachâmes en catastrophe sur une planète impériale.
Pour tromper nos poursuivants et pour sauver son équipage, l’Amiral décida que lui et ses officiers se devaient de servir de leurres. Ils se séparèrent du reste du groupe, afin d'attirer l'ennemi sur eux et permettre au reste de l'équipage, mis sous mes ordres, de fuir la planète d'une manière ou d'une autre.
Moi, Omja « Cap Horn » Vimanasu, premier officier de pont et annaliste de bord du Romanza 330 « L’anarchiste » me suis vu ordonner par l’Amiral Tiberias « Cœur de Feu » Démétries de trouver des aventuriers pour aller récupérer le Romanza sur la planète impériale et transmettre ce fabuleux héritage à des pirates dignes de ce nom. Par cet ordre, il avouait ne pas croire en ses chances de survie. Mais l’Amiral resta stoïque, convaincu de la pertinence de sa décision.
La majeure partie de l’équipage décida de tenter sa chance de ci de là. Comment leur en vouloir? La plupart avaient choisi de naviguer sur l’Anarchiste en raison de la personnalité de notre Amiral désormais disparu. Certains avaient même choisi la piraterie dans le seul but d’être dans le sillon de cet homme. Je n’ai ni son charisme, ni sa détermination, ni sa fougue, ni sa grande âme… ne sont restés avec moi que ceux pour qui le contraire était inconcevable. Les quelques compagnons qui me suivent encore sont animés par un mélange de respect des derniers ordres de leur Amiral et une soif de vengeance qui suinte de chacun de leurs silences. Quelques-uns d’entre eux sont sans doute aussi, comme moi, fidèles à l’Anarchiste lui-même, véritable merveille technologique qui fut notre vaisseau, notre foyer tant d’années durant.
Personnellement, et tel que l’Amiral me le permit il y a des années de cela, je vais m’autoriser à coucher ici mes états d’âme et mes réflexions personnelles.
Cela fait trop longtemps que nous stagnons dans cette station (OCG Mu23). Né citoyen de la Ligue des Planètes Libre, je suis coutumier des échanges avec les gens de l’OCG et suis capable de négocier n’importe quoi avec n’importe lequel d’entre eux… mais nous n’aurons bientôt plus rien à négocier et les fiers pirates arrogants que nous fûmes ne seront bientôt plus que de vulgaires mendiants en haillons scrutant les quais dans l’espoir d’y trouver un Capitaine sans navire au cœur noble et aventureux.
Il y eut des dissensions parmi mes hommes. Tellement que j’ai la certitude que ceux qui restent ne me lâcheront plus… s’ils avaient dû partir, ils l’auraient fait depuis longtemps.
Chaque jour, nous ressassons ensemble notre amertume et partageons cette vivifiante haine de Larius Darkora, capitaine de frégate impériale vsm-53 autorité "Vigilant", responsable de la disparition de notre Amiral et qui eut l’impudence et l’imprudence de se présenter à nous avant de nous arraisonner. Ces manières de gentilshommes ont certes de l’élégance entre gentlemen, Capitaine Darkora… mais donner votre nom à un équipage de pirates dont vous planifiez d’anéantir la flotte n’est une bonne idée que si vous avez la certitude de les tuer tous jusqu’au dernier!
Mes gars ne sont pas la fine fleur de la piraterie. S’ils retrouvent le Capitaine Drakora, ce ne sera pas pour lui lancer un digne duel au sabre en terrain neutre. Je lui prédis plutôt une dague entre les omoplates ou un coup de blaster dans la nuque…
Le plus silencieux depuis notre arrivée ici mais sans doute le plus avide de vengeance est sans conteste notre bosco, Térébus. Il m’avouait encore hier que l’Amiral fut le seul homme à avoir à ce point ignoré sa nature de mutant, comme si ce n’était guère plus qu’un détail de l’ordre de la couleur des yeux ou des cheveux. Bien sûr, il sait que sa nature de mutant ne me pose aucun problème à moi non plus… mais je suis originaire de la Ligue des Planètes Libres, j’ai été élevé ainsi. Alors que l’Amiral était un noble en exil de l’Empire de Sol. Toute son éducation l’avait programmé à haïr les êtres comme Térébus. Il avait pourtant décidé de lui faire confiance et de le traiter en égal.
Térébus aurait donné cent fois sa vie sans même trembler, pour cet homme. Les rares fois où nous parlâmes de lui, je vis dans ses yeux une buée bien vite éclipsée par une flamme de rage. J’en viendrais presque à plaindre de Larius Darkora de s’être fait un ennemi d’un tel adversaire.
Pourvu que nous rencontrions bientôt un homme digne de prendre les commandes de l’Anarchiste. Je refuse de l’imaginer croupir plus longtemps encore dans sa cachette. Un tel vaisseau doit vivre, s’ébattre dans les cieux, filer dans l’hyperespace et porter haut la fierté des pirates. Un tel vaisseau est un poème, un hommage à la navigation spatiale. Je ne suis pas l’auteur de ce poème mais je me fais fort d’être son meilleur orateur. Je connais par cœur le moindre rouage, le moindre câble de ce vaisseau qui sont pour moi autant de rimes et d’allitérations. Dussé-je encore vivre cent ans, je ne vivrai pas un jour sans tenter de trouver un homme au service duquel ce vaisseau pourrait poursuivre sa destinée, je ne vivrai pas un jour sans tenter de  regagner l’Anarchiste pour l’arracher à cette damnée terre ferme qui lui est une insulte!

mercredi 27 mars 2013

personnage joueur: Alender Starck

"Contrairement à ce que la propagande affirme, des matelots désertent de la Grande Armada. Certains prennent peur, ou sont révoltés par le traitement infligé aux mutants, d'autres encore parce qu'ils trouvent que le poste de fusilier d'assaut n'offre pas assez de fun... Enfin, il y en a au moins un qui a déserté pour cette dernière raison: Alender Starck. Ou alors c'était pour éviter une sanction disciplinaire... Il faut dire qu'utiliser le canal de communication général pour faire connaitre son avis sur la virilité de l'amiral suite à la dernière bataille n'était pas une bonne idée...

De son époque à bord de la Grande Armada, Alender a conservé son uniforme; même si sans les galons, sans insignes et ouvert à moitié, ça a perdu de son aspect martial. Pourquoi l'avoir conservé? Même lui se le demande de temps en temps mais il n'a pas pu se résigner à le jeter. Et puis de toute façon, c'est dans un scaphandre spatial qu'il se sent le mieux, alors l'uniforme on ne le voit pas beaucoup. "

lundi 4 février 2013

personnage joueur: Akamado, dit "Aka"

Un nouveau membre de l’équipage s’adresse à un plus vieux, en apercevant Akamado:
"Euh ! Dites, c’est quoi cette montagne poilue ? 
-Bon, écoute le bleu: déjà, ce n’est pas une montagne, mais le canonnier en chef. Ensuite, si j’étais toi, j'éviterais de me le mettre à dos en l'appelant comme ça. Certes, il n’est pas méchant, que du contraire, il peut être le premier à faire la fête... Mais il peut être aussi susceptible, et sois sûr que tu veux pas voir ce que ça donne, quand il est en rogne. De plus, attends qu'on engage un ennemi dans l'espace et tu seras content que la "montagne poilue", comme tu dis, soit à bord du même vaisseau que toi…. Y’en a pas deux comme lui pour immobiliser un vaisseau ennemi!
-Je dis pas le contraire, l'ancêtre... Mais! Il a quatre bras !!!
-Attends l’abordage, gamin, et tu comprendras que ça aussi, c'est une bénédiction. Quand il baroudait dans les Barrens, sous les ordres d'un khan, il était déjà craint! D’ailleurs, ça me rappelle, la dernière fois que j’ai vu un gros bras faire le malin devant lui, ben tu sais quoi ?
-Non...
-Il a foudroyé le type du regard, a poussé un rugissement dont il a le secret, et le mec s’est pissé dessus! Faut dire aussi que le coup du cri additionné à quatre fusils blasters pointé sur ta tronche, ça refroidit les ardeurs de pas mal de monde! Tout ça pour dire que je préfère l’avoir avec nous que contre nous: il ne laisse jamais personne derrière lui. D’ailleurs, je lui en dois toujours une..."

dimanche 27 janvier 2013

personnage joueur: Guilermo "Destreza" Argones

"Les hommes sont tous là, capitaine."

Guilermo "Destreza" Argones se tient devant la porte qui le mènera à l'ennemi. Le regard du Havanais reste figé sur sa main droite, gantée de noir et armée de son sabre. Tous à bord savent qu'elle porte encore les séquelles d'atroces brûlures, infligées on ne sait où, on ne sait quand, par on ne sait qui. C'est ainsi que le capitaine se prépare au combat : en se remémorant ces moments d'intense douleur qui l'emplissent de haine et de ressentiment pour tout ce qui asservit l'Homme.

"Parfait. Que tous dégainent leurs armes se tiennent prêts."

Les soucis qui l'affligent s'inscrivent sur son visage de quarantenaire comme autant de lignes calligraphiées sur un parchemin. Pourtant, sa détermination est sans faille. Il prend le temps de rejeter derrière lui sa longue chevelure poivre et sel, puis réajuste son tricorne d'un geste d'une vanité sans nom mais qui, selon lui, est nécessaire. Il porte sa sempiternelle tenue d'escrimeur : son ample chemise blanche, son pantalon noir et ses bottes, autant d'éléments qui par leurs traces d'usure trahissent une vie dédiée toute entière à la perfection d'un art meurtrier du nom étrange de "Destreza"... ce qui valut son surnom au capitaine. 

De sa main gauche, il dégaine son pistolaser. Puis il semble éprouver l'âme de chacun des hommes présents de ses yeux noirs et perçants, comme le forgeron éprouve la qualité du métal qui servira un jour à tuer.

"Ecoutez-moi ! Dès que cette porte sera ouverte, nous aborderons. L'ennemi nous est supérieur en nombre et en matériel, mais je sais que chacun d'entre vous tiendra debout jusqu'à ce qu'il ait abattu dix de leurs hommes ! Battez-vous, car plus rien ne peut nous atteindre ! Aux yeux des puissants, qu'ils soient hommes ou dieux, nous ne sommes que des morts en sursis. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que nous sommes des morts qui ont la rage de vivre, et par le diable ! nous enverrons encore un grand nombre de ces damnés fils de pute en éclaireurs, par delà le vide intersidéral avant que quiconque, ange ou démon, ait notre peau !"

La porte s'ouvre, signal annonçant le vacarme assourdissant des combats, les cris de fureur et de souffrance, le sang et les flammes, et révélant la nuée de leurs ennemis. 

"Capitaine !Quels sont les ordres si nous échouons ?"

Guilermo se tourne vers l'homme avec son habituel sourire enjoué.

"Applique le Code."

Des tirs fusent. Le Havanais lève son sabre.

"Hardis, mes frères ! Pour nous autres pirates, le sang et l'or ont la même saveur !"

jeudi 24 janvier 2013

personnage joueur: Mary Murphy

"Appel à tout l'équipage du Maraudeur, vous êtes priés de prendre vos dispositions. Nous rentrerons dans l'hyper-espace dans 5,... 4, ... 3, ... 2, ... 1,... 0 !!! " 

Cette voix intransigeante mais pleine de sagesse provient du poste de pilotage. Bien assise dans son fauteuil, Mary Murphy est aux commandes. Cette ancienne pilote de l'OCG sait manier les "engins" ... spatiaux comme personne. C'est pourquoi l'équipage du Maraudeur lui fait pleine confiance en tant que pilote en chef. 

Bien qu'elle soit plus que compétente assise devant ses commandes, l'équipage masculin préfère la voir se promener dans les couloirs. Il est vrai qu'il ne détourne jamais le regard de la jeune fille, qu'on l'aperçoive de dos ou de face. Ses longs cheveux blonds et son corps moulé dans une combinaison rouge sang viennent souvent hanter les rêves de certains membres de l'équipage. Toutefois, si elle ne refuserait pas les proposions de certains, elle voue à son capitaine Guillermo Argones une adoration immense et a, envers lui, une loyauté indéfectible.  

Peu encore ont réussi à la voir nue ou partiellement déshabillée, mais une rumeur dit qu'elle aurait dans le dos un immense tatouage de papillon. Néanmoins, une autre rumeur dirait que ceux qui pourraient en attester font tous partie d'un autre monde.

lundi 21 janvier 2013

personnage joueur: Noshan Kango, dit "Nosh"

Les mutants… race dégénérée s'il en est, ils sont partout et malheureusement pour vous, il y en a un qui vous fait face dans le couloir d’accès.

Maudissant l’étroitesse des navires, vous avancez, lui fait de même. L’apparence de votre opposant vous fait penser à ces vieux films d’horreur : un lézard humanoïde avec de grands yeux et une grande gueule pleine de dents.

Créature qui pourrait être effrayante si elle n’était pas tant pitoyable : certes, il fait la taille d’un homme, mais il a une tête trop imposante pour son corps frêle, à se demander comment il ne bascule pas en avant.

Pour ajouter au ridicule, il est vêtu d’une salopette tachée de mécanicien, probablement le seul vêtement qu’il ait pu voler et porte une boite à outils qui doit contenir ses œufs de mutant.

Je me demande s'il pense passer inaperçu comme ça ? On pourrait critiquer le choix du bleu quand on a une couleur d’écaille sable, mais je pense que c’est le dernier de ses soucis.

Le moment tant redouté arrive : il va falloir se croiser. 

Ho mon Dieu, vous êtes sûr qu’il est tout gluant en plus ! Et vous…Mais.. Il vient de se lécher l’œil avec sa langue ?!? HAAA, il a recommencé !  Pourquoi c’est à vous que ça arrive ?

Ouf vous êtes passé, dernière fois que vous voyagez en bas tarif de l’OCG.

Un bref regard en arrière pour voir s’il n’essaye pas de vous poignarder… C’est bon, il a du partir rejoindre ses camarades pour déguster un enfant.

Maudit mutant.

jeudi 17 janvier 2013

Des dangers du voyage spatial...

Après s'être éloignés du lieu du court combat, suffisamment pour être sûrs d'être hors de portée des senseurs ennemis, les pirates décidèrent de se rassembler dans le cockpit. En effet, il leur était maintenant nécessaire de faire le point, puis de déterminer un cap. Mary et Noshan, en habitués de la navigation spatiale, se chargèrent de la tâche. Travail aisé, puisque l'équipage tomba vite d'accord pour dire qu'ils devaient faire route jusqu'à la limite de saut, point d'où ils pourraient encoder des données de voyage hyperspatial. Une fois ce calcul effectué, ils se mirent d'accord pour dire qu'ils seraient alors assez en sécurité pour baptiser le vaisseau à l'aide de rhum havanais et procéder à l'élection du capitaine. Noshan, Guilermo, Akamado, Mary et Alender se chargèrent d'organiser les "quarts", afin de veiller à ce que le vaisseau reste tout le temps en alerte jaune. Ils firent ainsi 3 groupes de 3, alternant les équipes toutes les 8 heures. C'est ainsi préparé qu'ils se remirent en route, pour un voyage qui devait durer 2 jours.

Mais au bout de quelques heures de voyage, alors que chacun vaquait à ses occupations, une alarme déchira le calme relatif à bord du vaisseau. Dans les hauts-parleurs, la voix de Joka, d'un timbre où perçait la panique, annonçait le danger: "On entre dans un champs d'astéroïdes! Accrochez-vous, ça va secouer!"

Tous en période de repos, nos aventuriers n'eurent pas le loisir de rejoindre un harnais: à peine s'étaient-ils mis en mouvement qu'un violent choc, suivi de plusieurs autres, les déséquilibrèrent, les projetant contre les parois de l'excelsior avec violence. Heureusement, Oliver, à la barre, réussit à louvoyer un minimum pour éviter les plus gros rochers et sortir de la zone, laissant le navire de commerce gravement endommagé mais tout de même encore capable de se déplacer. Se relevant péniblement, les occupants du navire essayaient de reprendre leurs esprits et d'évaluer les dégâts. Noshan, lui, souffrait doublement: en plus d'avoir chuté lourdement, il imaginait déjà ce que le vaisseau avait enduré et les réparations qui en découleraient. Un instant plus tard, il se détendit: il venait de se rappeler que le vaisseau ne comptait aucune combinaison adaptée à son physique de mutant! Quelqu'un d'autre se coltinerait le pénible travail de rafistolage, les heures à passer dans l'espace, dans une combinaison rarement confortable...

Mary, elle fut nettement moins joyeuse quand elle comprit qu'elle était la seule, en dehors de l'ingénieur attitré du vaisseau, à être capable d'effectuer le travail en question. Ce fut donc à elle, pendant plusieurs jours, de s'atteler au fastidieux travail de réparation. Pendant ce temps, les "quarts" étaient réarrangés, afin de veiller à ce qu'un officier soit toujours de garde, et raccourcis à 4 heures. Une fois la vie du vaisseau réarrangée et les réparations effectuées, le voyage put reprendre son cours, et cette fois, arriver à son terme sans encombre particulière. 

Le vaisseau en panne, suffisamment éloigné des ondes gravitationnelles générées par les différentes planètes du système et par le soleil, Noshan calcula les coordonnées du saut hyperspatial, après que les officiers aient décidés de rejoindre la première station relais de l'OCG possible, à 3 cadrans de là, afin de compléter les vivres du navire et d'y abandonner leur prisonnier. Ce dernier préparatif effectué, l'équipage se rassembla: l'élection du capitaine et le baptême du navire allaient pouvoir commencer.

Deux choix s'offraient à l'équipage, en ce qui concernait le choix du futur maître à bord: Mary et Guilermo briguaient en effet le poste. En galant homme, le Havanais laissa la jeune navigatrice présenter ses arguments. On la sentait convaincue par la cause des pirates, mais ses paroles trahissaient néanmoins une méconnaissance du monde des flibustiers. Lorsque Guilermo prit la parole, il discourut plus habilement. Sa passion pour le mode de vie des pirates était égale à celle de Mary, et qui plus est, il semblait plus à l'aise pour parler. Et surtout, il était lui-même un pirate depuis une vingtaine d'année. Le duelliste remporta ainsi une majorité de vote, non sans avoir une attention pour la concurrente malheureuse. 

Le capitaine choisi, il ne restait plus à l'équipage qu'à baptiser le navire. Après une concertation, décision fut prise de renommer l'excelsior, en lui donnant le nom de "Maraudeur". Alender se proposa pour sortir dans l'espace et briser sur la coque la bouteille de rhum havanais trouvée à bord par Guilermo (un signe du destin?). Le fusilier, une fois dûment équiper de son scaphandre, s'acquitta de sa tâche sans problème. Le Maraudeur et son équipage venaient d'effectuer leur entrée officielle dans la piraterie! 

C'est ainsi que le voyage put reprendre son cours. Aux commandes, Mary lança le vaisseau vers un nouveau tunnel hyperspatial, chatoyant, synonyme d'aventures et de dangers! Mais pour le premier voyage de l'équipage, tout se déroula sans heurt. Ils purent bien observer un phénomène astrophysique surprenants, et croiser dans leur tunnel une épave de transport léger inexplicablement présente (qu'ils eurent la présence d'esprit de piller), mais ce furent des expériences enrichissantes, tant d'un point de vue pécuniaire que d'un point de vue intellectuel.  Après un peu plus de deux jours de voyage hyperspatial, nos pirates réintégrèrent l'espace traditionnel, en route vers la station de l'OCG. Une fois amarré, et une fois les formalités accomplies auprès de la capitainerie, les officiers se chargèrent d'aller revendre la cargaison, puis de redistribuer le butin. Il restait maintenant à trouver un moyen discret pour se débarrasser de leur passager indésirable, mais aussi à trouver un moyen ou l'autre de dépenser leur premier butin...