dimanche 27 janvier 2013

personnage joueur: Guilermo "Destreza" Argones

"Les hommes sont tous là, capitaine."

Guilermo "Destreza" Argones se tient devant la porte qui le mènera à l'ennemi. Le regard du Havanais reste figé sur sa main droite, gantée de noir et armée de son sabre. Tous à bord savent qu'elle porte encore les séquelles d'atroces brûlures, infligées on ne sait où, on ne sait quand, par on ne sait qui. C'est ainsi que le capitaine se prépare au combat : en se remémorant ces moments d'intense douleur qui l'emplissent de haine et de ressentiment pour tout ce qui asservit l'Homme.

"Parfait. Que tous dégainent leurs armes se tiennent prêts."

Les soucis qui l'affligent s'inscrivent sur son visage de quarantenaire comme autant de lignes calligraphiées sur un parchemin. Pourtant, sa détermination est sans faille. Il prend le temps de rejeter derrière lui sa longue chevelure poivre et sel, puis réajuste son tricorne d'un geste d'une vanité sans nom mais qui, selon lui, est nécessaire. Il porte sa sempiternelle tenue d'escrimeur : son ample chemise blanche, son pantalon noir et ses bottes, autant d'éléments qui par leurs traces d'usure trahissent une vie dédiée toute entière à la perfection d'un art meurtrier du nom étrange de "Destreza"... ce qui valut son surnom au capitaine. 

De sa main gauche, il dégaine son pistolaser. Puis il semble éprouver l'âme de chacun des hommes présents de ses yeux noirs et perçants, comme le forgeron éprouve la qualité du métal qui servira un jour à tuer.

"Ecoutez-moi ! Dès que cette porte sera ouverte, nous aborderons. L'ennemi nous est supérieur en nombre et en matériel, mais je sais que chacun d'entre vous tiendra debout jusqu'à ce qu'il ait abattu dix de leurs hommes ! Battez-vous, car plus rien ne peut nous atteindre ! Aux yeux des puissants, qu'ils soient hommes ou dieux, nous ne sommes que des morts en sursis. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que nous sommes des morts qui ont la rage de vivre, et par le diable ! nous enverrons encore un grand nombre de ces damnés fils de pute en éclaireurs, par delà le vide intersidéral avant que quiconque, ange ou démon, ait notre peau !"

La porte s'ouvre, signal annonçant le vacarme assourdissant des combats, les cris de fureur et de souffrance, le sang et les flammes, et révélant la nuée de leurs ennemis. 

"Capitaine !Quels sont les ordres si nous échouons ?"

Guilermo se tourne vers l'homme avec son habituel sourire enjoué.

"Applique le Code."

Des tirs fusent. Le Havanais lève son sabre.

"Hardis, mes frères ! Pour nous autres pirates, le sang et l'or ont la même saveur !"

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