mardi 9 octobre 2012

Balade de santé au coeur de la jungle

Les 4 aventuriers en herbe n'avaient pas encore atteint la sécurité de la lisière de la jungle que des explosions secouèrent l'atmosphère. Un coup d’œil en arrière leur permit de voir qu'ils avaient fait le bon choix en s'éloignant au plus vite des restes du "Profit"... Dès qu'ils reprirent leurs esprits, les survivants cherchèrent à s'organiser... Non sans profiter de ce premier moment de répit pour se présenter plus amplement.

Mary, connaissant le fonctionnement bien rôdé de l'OCG, proposa de vérifier le contenu des deux caissons de survie récupérés, même si elle se doutait que les caisses contenaient bien ce qu'il fallait pour subsister quelques temps. Pendant qu'elle faisait l'inventaire rassurant des caisses en question, Guilermo, Akamado et Noshan réfléchissaient à la marche à suivre. Après un moment, il fut décidé qu'il fallait atteindre un point en hauteur pour pouvoir se repérer et trouver des traces de civilisation. Car en effet, même si pendant la procédure d’amerrissage en catastrophe, ils avaient repéré un astroport, l'urgence de la situation ne leur avait pas permis de se repérer par rapport à ce dernier.

Ainsi, se décidèrent-ils à s'aventurer dans la jungle, environnement prometteur de chaleur, de danger, et de piqûres d'insectes repoussants. Et ils se rendirent rapidement compte que l'idée que le commun des mortels se fait de ce genre de balade était en-deçà de la vérité. Pour atteindre le mont qu'ils avaient repérés de la plage, il leur fallut 4 jours... pour franchir 50 kilomètres. Et encore, devaient-ils une fière chandelle à Noshan qui jusque-là avait réussi à les guider sans les perdre!


Arrivé à un point en hauteur et défendable, ils purent observer les environs, et se rendre compte qu'à l'horizon pointaient les restes d'une cité coloniale, entourée de son écrin de terres défrichées prises à la jungle. Le groupe, après s'être reposé, avoir pansé ses plaies et recomposé ses stocks de nourritures en chassant et cueillant à tout va (les joies de la viande saignante, des baies cueillies au petit bonheur la chance, etc), opta pour l'idée de rejoindre ce lieu, en espérant y trouver quelques colons restés là, ou tout du moins quelque moyen d'augmenter leurs chances de rejoindre la civilisation.


9 jours furent encore nécessaires pour rejoindre la colonie abandonnée. 9 jours pour parcourir une grosse centaine de kilomètres. 9 jours à affronter pluies diluviennes, violents orages et même incendie de forêt. Et au bout du trajet, une maigre consolation. Pas de trace de vie, seulement une ville désertée. Heureusement, nos nouveaux aventuriers savaient garder le moral. Ils se mirent à repérer les lieux, à fouiller ça et là. Tandis que certains cherchaient des traces d'une voie reliant la cité où ils se trouvaient à une autre, d'autres, comme prévu, cherchaient de quoi accélérer leur voyage.



Noshan réussit ainsi à trouver une épave, et fort de ses compétences, demanda à ses compagnons d'infortune de chercher toute une série de pièces pour remettre une jips en état. Pendant que certains s’attelaient à cette tâche, d'autres cherchaient de la nourriture, afin de grossir les réserves et de permettre un plus long voyage. Une fois la nuit arrivée, ils mirent en place des tours de garde, initiative heureuse, puisqu'elle leur évita de se faire surprendre par un couple de tigrons, sortes de tigres monstrueux. Guilermo se rendit compte de l'approche du mâle pendant sa veille, et, criant à l'alerte, dégaina d'un geste sec son sabre, histoire de tenir en respect le félin. Plusieurs roulades, coups de feu et coups de sabre plus tard, Mary, Noshan, Guilermo et Akamado triomphaient de leurs ennemis, exploits dont ils pouvaient être fier.

Les jours suivants, les 4 rescapés accumulèrent carburant, nourriture et autres réserves, pendant que l'ingénieur originaire de la Ligue des Planètes Libres fignolait ses réparations. Enfin, il put remettre le contact, et le bruit rassurant d'un moteur tournant plus ou moins rond se fit entendre pour la première fois depuis plusieurs années dans la ville abandonnée. Puisqu'une route avait été trouvée, semblant devoir rejoindre une autre cité, ils décidèrent fort logiquement de la suivre.


Ils rejoignirent donc une autre cité, également abandonnée, pour à nouveau y refaire des provisions de carburant et de nourriture. Il enchaînèrent vers une autre colonie déserte, rencontrant en route quelques sauvages hostiles mais peu dangereux au vu de leur technologie rudimentaire (même si une flèche, ça fait mal, même comparée à un blaster), pour enfin se lancer dans ce qui devait être, selon leurs calculs, la dernière étape avant de rejoindre la mer et donc sans doute l'astroport. 


Ils se lancèrent ainsi à nouveau sur la route, et enfin, au bout de celle-ci, et malgré une petite frayeur (sans la découverte providentielle d'une épave de camion  attaqué par des sauvages, ils serraient en effet tombé en panne sèche), ils découvrirent au sommet d'une colline un panorama rassurant: la vue d'un astroport, de petite envergure, certes, mais dont les baies d'amarrage étaient pourvues de quelques vaisseaux de faible tonnage. À l'aide de jumelle, l’œil de prédateur de Guilermo se posa sur un navire rutilant parmi les modestes vaisseaux. Il avait repéré une proie digne d'un pirate: un excelsior était à quai...

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