jeudi 4 avril 2013

personnage joueur: Omja "Cap Horn" Vimanasu

Annales de l’Anarchiste par Omja « Cap Horn » Vimanasu,
premier officier de pont et annaliste de bord.
Annexe au Journal de bord du Romanza 330 « L’Anarchiste »,
précédemment sous le commandement de l’Amiral Tiberias « Cœur de feu » Démétries.
_________________________________________________________________________________
Moi, Omja « Cap Horn » Vimanasu, premier officier de pont et annaliste de bord du Romanza 330 « L’anarchiste » me vois dans l’obligation d’entamer ici la rédaction de nos annales dans un nouveau volume, tel que l’exige la tradition lors de la disparition, du décès ou de la destitution d’un Amiral.
Ces annales succèdent directement aux derniers événements encodés dans le journal de bord, à savoir l’ordre de saut hyperspatial de notre Amiral prononcé suite aux lourds dégâts subis par le Bulky 450 "Patriarche" lors d’une tentative d’abordage calamiteuse.
Aux abois, nous sautâmes donc vers le système le plus proche afin de faire réparer le Patriarche mais ledit système s’avéra être sous joug impérial. Nous tentâmes de nous faire passer pour des membres commerçants de l’OCG mais le subterfuge ne parvint pas à convaincre les impériaux.Le combat qui s’ensuivit ne pouvait avoir d’autre issue: la supériorité numérique incontestable de l’ennemi vint à bout de  notre Bulky et des Galactic Escorts. Seuls la clairvoyance de notre Amiral et les talents de notre pilote parvinrent à sauver l’Anarchiste que nous cachâmes en catastrophe sur une planète impériale.
Pour tromper nos poursuivants et pour sauver son équipage, l’Amiral décida que lui et ses officiers se devaient de servir de leurres. Ils se séparèrent du reste du groupe, afin d'attirer l'ennemi sur eux et permettre au reste de l'équipage, mis sous mes ordres, de fuir la planète d'une manière ou d'une autre.
Moi, Omja « Cap Horn » Vimanasu, premier officier de pont et annaliste de bord du Romanza 330 « L’anarchiste » me suis vu ordonner par l’Amiral Tiberias « Cœur de Feu » Démétries de trouver des aventuriers pour aller récupérer le Romanza sur la planète impériale et transmettre ce fabuleux héritage à des pirates dignes de ce nom. Par cet ordre, il avouait ne pas croire en ses chances de survie. Mais l’Amiral resta stoïque, convaincu de la pertinence de sa décision.
La majeure partie de l’équipage décida de tenter sa chance de ci de là. Comment leur en vouloir? La plupart avaient choisi de naviguer sur l’Anarchiste en raison de la personnalité de notre Amiral désormais disparu. Certains avaient même choisi la piraterie dans le seul but d’être dans le sillon de cet homme. Je n’ai ni son charisme, ni sa détermination, ni sa fougue, ni sa grande âme… ne sont restés avec moi que ceux pour qui le contraire était inconcevable. Les quelques compagnons qui me suivent encore sont animés par un mélange de respect des derniers ordres de leur Amiral et une soif de vengeance qui suinte de chacun de leurs silences. Quelques-uns d’entre eux sont sans doute aussi, comme moi, fidèles à l’Anarchiste lui-même, véritable merveille technologique qui fut notre vaisseau, notre foyer tant d’années durant.
Personnellement, et tel que l’Amiral me le permit il y a des années de cela, je vais m’autoriser à coucher ici mes états d’âme et mes réflexions personnelles.
Cela fait trop longtemps que nous stagnons dans cette station (OCG Mu23). Né citoyen de la Ligue des Planètes Libre, je suis coutumier des échanges avec les gens de l’OCG et suis capable de négocier n’importe quoi avec n’importe lequel d’entre eux… mais nous n’aurons bientôt plus rien à négocier et les fiers pirates arrogants que nous fûmes ne seront bientôt plus que de vulgaires mendiants en haillons scrutant les quais dans l’espoir d’y trouver un Capitaine sans navire au cœur noble et aventureux.
Il y eut des dissensions parmi mes hommes. Tellement que j’ai la certitude que ceux qui restent ne me lâcheront plus… s’ils avaient dû partir, ils l’auraient fait depuis longtemps.
Chaque jour, nous ressassons ensemble notre amertume et partageons cette vivifiante haine de Larius Darkora, capitaine de frégate impériale vsm-53 autorité "Vigilant", responsable de la disparition de notre Amiral et qui eut l’impudence et l’imprudence de se présenter à nous avant de nous arraisonner. Ces manières de gentilshommes ont certes de l’élégance entre gentlemen, Capitaine Darkora… mais donner votre nom à un équipage de pirates dont vous planifiez d’anéantir la flotte n’est une bonne idée que si vous avez la certitude de les tuer tous jusqu’au dernier!
Mes gars ne sont pas la fine fleur de la piraterie. S’ils retrouvent le Capitaine Drakora, ce ne sera pas pour lui lancer un digne duel au sabre en terrain neutre. Je lui prédis plutôt une dague entre les omoplates ou un coup de blaster dans la nuque…
Le plus silencieux depuis notre arrivée ici mais sans doute le plus avide de vengeance est sans conteste notre bosco, Térébus. Il m’avouait encore hier que l’Amiral fut le seul homme à avoir à ce point ignoré sa nature de mutant, comme si ce n’était guère plus qu’un détail de l’ordre de la couleur des yeux ou des cheveux. Bien sûr, il sait que sa nature de mutant ne me pose aucun problème à moi non plus… mais je suis originaire de la Ligue des Planètes Libres, j’ai été élevé ainsi. Alors que l’Amiral était un noble en exil de l’Empire de Sol. Toute son éducation l’avait programmé à haïr les êtres comme Térébus. Il avait pourtant décidé de lui faire confiance et de le traiter en égal.
Térébus aurait donné cent fois sa vie sans même trembler, pour cet homme. Les rares fois où nous parlâmes de lui, je vis dans ses yeux une buée bien vite éclipsée par une flamme de rage. J’en viendrais presque à plaindre de Larius Darkora de s’être fait un ennemi d’un tel adversaire.
Pourvu que nous rencontrions bientôt un homme digne de prendre les commandes de l’Anarchiste. Je refuse de l’imaginer croupir plus longtemps encore dans sa cachette. Un tel vaisseau doit vivre, s’ébattre dans les cieux, filer dans l’hyperespace et porter haut la fierté des pirates. Un tel vaisseau est un poème, un hommage à la navigation spatiale. Je ne suis pas l’auteur de ce poème mais je me fais fort d’être son meilleur orateur. Je connais par cœur le moindre rouage, le moindre câble de ce vaisseau qui sont pour moi autant de rimes et d’allitérations. Dussé-je encore vivre cent ans, je ne vivrai pas un jour sans tenter de trouver un homme au service duquel ce vaisseau pourrait poursuivre sa destinée, je ne vivrai pas un jour sans tenter de  regagner l’Anarchiste pour l’arracher à cette damnée terre ferme qui lui est une insulte!

4 commentaires:

  1. Et... très sympa, la soirée.
    Vivement la suivante.
    Hey Ho à tous!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Yep! Content que tu te sois bien amusé! Pour la prochaine partie, je vous assure plus d'action... Faudrait pas que tous ces bleus pensent que la piraterie, c'est un "métier" de tout repos! L'acier va parler ;-p

      Supprimer