Annales
de
l’Anarchiste
par Omja « Cap Horn »
Vimanasu,
premier officier de pont et annaliste de bord.
Annexe au Journal de bord du Romanza 330 « L’Anarchiste »,
précédemment sous le commandement de l’Amiral Tiberias « Cœur de feu » Démétries.
premier officier de pont et annaliste de bord.
Annexe au Journal de bord du Romanza 330 « L’Anarchiste »,
précédemment sous le commandement de l’Amiral Tiberias « Cœur de feu » Démétries.
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Moi, Omja « Cap Horn »
Vimanasu, premier officier de pont et annaliste de bord du
Romanza 330
« L’anarchiste » me vois dans l’obligation d’entamer ici la
rédaction
de nos annales dans un nouveau volume, tel que l’exige la
tradition lors de la
disparition, du décès ou de la destitution d’un Amiral.
Ces annales succèdent
directement
aux derniers événements encodés dans le journal de bord, à
savoir l’ordre de
saut hyperspatial de notre Amiral prononcé suite aux lourds
dégâts subis par le
Bulky 450 "Patriarche" lors d’une tentative d’abordage
calamiteuse.
Aux abois, nous sautâmes donc
vers
le système le plus proche afin de faire réparer le Patriarche
mais ledit
système s’avéra être sous joug impérial. Nous tentâmes de nous
faire passer
pour des membres commerçants de l’OCG mais le subterfuge ne
parvint pas à
convaincre les impériaux.Le combat qui s’ensuivit ne pouvait
avoir d’autre
issue: la supériorité numérique incontestable de l’ennemi vint
à bout de notre Bulky
et des Galactic Escorts. Seuls la
clairvoyance de notre Amiral et les talents de notre pilote
parvinrent à sauver
l’Anarchiste que nous cachâmes en catastrophe sur une planète
impériale.
Pour tromper nos poursuivants
et pour
sauver son équipage, l’Amiral décida que lui et ses officiers
se devaient de
servir de leurres. Ils se séparèrent du reste du groupe, afin
d'attirer
l'ennemi sur eux et permettre au reste de l'équipage, mis sous
mes ordres, de
fuir la planète d'une manière ou d'une autre.
Moi, Omja « Cap Horn »
Vimanasu, premier officier de pont et annaliste de bord du
Romanza 330
« L’anarchiste » me suis vu ordonner par l’Amiral Tiberias
« Cœur de Feu » Démétries de trouver des aventuriers pour
aller
récupérer le Romanza sur la planète impériale et transmettre
ce fabuleux
héritage à des pirates dignes de ce nom. Par cet ordre, il
avouait ne pas
croire en ses chances de survie. Mais l’Amiral resta stoïque,
convaincu de la
pertinence de sa décision.
La majeure partie de l’équipage
décida de tenter sa chance de ci de là. Comment leur en
vouloir? La plupart
avaient choisi de naviguer sur l’Anarchiste en raison de la
personnalité de
notre Amiral désormais disparu. Certains avaient même choisi
la piraterie dans
le seul but d’être dans le sillon de cet homme. Je n’ai ni son
charisme, ni sa
détermination, ni sa fougue, ni sa grande âme… ne sont restés
avec moi que ceux
pour qui le contraire était inconcevable. Les quelques
compagnons qui me
suivent encore sont animés par un mélange de respect des
derniers ordres de
leur Amiral et une soif de vengeance qui suinte de chacun de
leurs silences.
Quelques-uns d’entre eux sont sans doute aussi, comme moi,
fidèles à
l’Anarchiste lui-même, véritable merveille technologique qui
fut notre vaisseau,
notre foyer tant d’années durant.
Personnellement,
et tel que l’Amiral me le permit il y a des années de cela, je
vais m’autoriser
à coucher ici mes états d’âme et mes réflexions personnelles.
Cela
fait trop longtemps que nous stagnons dans cette station (OCG
Mu23). Né citoyen
de la Ligue des Planètes Libre, je suis coutumier des échanges
avec les gens de
l’OCG et suis capable de négocier n’importe quoi avec
n’importe lequel d’entre
eux… mais nous n’aurons bientôt plus rien à négocier et les
fiers pirates
arrogants que nous fûmes ne seront bientôt plus que de
vulgaires mendiants en
haillons scrutant les quais dans l’espoir d’y trouver un
Capitaine sans navire
au cœur noble et aventureux.
Il y eut des dissensions parmi mes hommes. Tellement que j’ai la certitude que ceux qui restent ne me lâcheront plus… s’ils avaient dû partir, ils l’auraient fait depuis longtemps.
Chaque jour, nous ressassons ensemble notre amertume et partageons cette vivifiante haine de Larius Darkora, capitaine de frégate impériale vsm-53 autorité "Vigilant", responsable de la disparition de notre Amiral et qui eut l’impudence et l’imprudence de se présenter à nous avant de nous arraisonner. Ces manières de gentilshommes ont certes de l’élégance entre gentlemen, Capitaine Darkora… mais donner votre nom à un équipage de pirates dont vous planifiez d’anéantir la flotte n’est une bonne idée que si vous avez la certitude de les tuer tous jusqu’au dernier!
Mes gars ne sont pas la fine fleur de la piraterie. S’ils retrouvent le Capitaine Drakora, ce ne sera pas pour lui lancer un digne duel au sabre en terrain neutre. Je lui prédis plutôt une dague entre les omoplates ou un coup de blaster dans la nuque…
Le plus silencieux depuis notre arrivée ici mais sans doute le plus avide de vengeance est sans conteste notre bosco, Térébus. Il m’avouait encore hier que l’Amiral fut le seul homme à avoir à ce point ignoré sa nature de mutant, comme si ce n’était guère plus qu’un détail de l’ordre de la couleur des yeux ou des cheveux. Bien sûr, il sait que sa nature de mutant ne me pose aucun problème à moi non plus… mais je suis originaire de la Ligue des Planètes Libres, j’ai été élevé ainsi. Alors que l’Amiral était un noble en exil de l’Empire de Sol. Toute son éducation l’avait programmé à haïr les êtres comme Térébus. Il avait pourtant décidé de lui faire confiance et de le traiter en égal.
Térébus aurait donné cent fois sa vie sans même trembler, pour cet homme. Les rares fois où nous parlâmes de lui, je vis dans ses yeux une buée bien vite éclipsée par une flamme de rage. J’en viendrais presque à plaindre de Larius Darkora de s’être fait un ennemi d’un tel adversaire.
Il y eut des dissensions parmi mes hommes. Tellement que j’ai la certitude que ceux qui restent ne me lâcheront plus… s’ils avaient dû partir, ils l’auraient fait depuis longtemps.
Chaque jour, nous ressassons ensemble notre amertume et partageons cette vivifiante haine de Larius Darkora, capitaine de frégate impériale vsm-53 autorité "Vigilant", responsable de la disparition de notre Amiral et qui eut l’impudence et l’imprudence de se présenter à nous avant de nous arraisonner. Ces manières de gentilshommes ont certes de l’élégance entre gentlemen, Capitaine Darkora… mais donner votre nom à un équipage de pirates dont vous planifiez d’anéantir la flotte n’est une bonne idée que si vous avez la certitude de les tuer tous jusqu’au dernier!
Mes gars ne sont pas la fine fleur de la piraterie. S’ils retrouvent le Capitaine Drakora, ce ne sera pas pour lui lancer un digne duel au sabre en terrain neutre. Je lui prédis plutôt une dague entre les omoplates ou un coup de blaster dans la nuque…
Le plus silencieux depuis notre arrivée ici mais sans doute le plus avide de vengeance est sans conteste notre bosco, Térébus. Il m’avouait encore hier que l’Amiral fut le seul homme à avoir à ce point ignoré sa nature de mutant, comme si ce n’était guère plus qu’un détail de l’ordre de la couleur des yeux ou des cheveux. Bien sûr, il sait que sa nature de mutant ne me pose aucun problème à moi non plus… mais je suis originaire de la Ligue des Planètes Libres, j’ai été élevé ainsi. Alors que l’Amiral était un noble en exil de l’Empire de Sol. Toute son éducation l’avait programmé à haïr les êtres comme Térébus. Il avait pourtant décidé de lui faire confiance et de le traiter en égal.
Térébus aurait donné cent fois sa vie sans même trembler, pour cet homme. Les rares fois où nous parlâmes de lui, je vis dans ses yeux une buée bien vite éclipsée par une flamme de rage. J’en viendrais presque à plaindre de Larius Darkora de s’être fait un ennemi d’un tel adversaire.
Pourvu
que nous rencontrions bientôt un homme digne de prendre les
commandes de
l’Anarchiste. Je refuse de l’imaginer croupir plus longtemps
encore dans sa
cachette. Un tel vaisseau doit vivre, s’ébattre dans les
cieux, filer dans
l’hyperespace et porter haut la fierté des pirates. Un tel
vaisseau est un
poème, un hommage à la navigation spatiale. Je ne suis pas
l’auteur de ce poème
mais je me fais fort d’être son meilleur orateur. Je connais
par cœur le
moindre rouage, le moindre câble de ce vaisseau qui sont pour
moi autant de
rimes et d’allitérations. Dussé-je encore vivre cent ans, je
ne vivrai pas un
jour sans tenter de trouver un homme au service duquel ce
vaisseau pourrait
poursuivre sa destinée, je ne vivrai pas un jour sans tenter
de regagner
l’Anarchiste pour l’arracher à cette
damnée terre ferme qui lui est une insulte!
Merci pour le post...
RépondreSupprimerMais de rien!
RépondreSupprimerEt... très sympa, la soirée.
RépondreSupprimerVivement la suivante.
Hey Ho à tous!
Yep! Content que tu te sois bien amusé! Pour la prochaine partie, je vous assure plus d'action... Faudrait pas que tous ces bleus pensent que la piraterie, c'est un "métier" de tout repos! L'acier va parler ;-p
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